Le Coromandel est une péninsule située à l’est d’Auckland, dans la région du Waikato. Elle est très prisée par les touristes Néo-Zélandais dû fait de sa proximité avec la plus grande ville du pays. Elle est également connue par la possibilité d’y faire de l’écotourisme : un grand parc forestier se situe dans le centre de la péninsule. Par conséquent, la majeure partie des habitants vit près des côtes. Seules quatre villes possèdent une population dépassant les 1 000 personnes. Cette faiblesse démographique est toutefois compensée par l’afflux de touristes durant la haute saison (de novembre à mars).

Coromandel Peninsula

Pour ma part, j’ai décidé d’y passer deux jours avant de commencer un nouveau HelpX plus au sud, à côté de la ville d’Hamilton.

En partant d’Auckland, il ne faut pas beaucoup de temps pour arriver dans la péninsule, directement raccordée par la State Highway 2, la seconde plus grande autoroute de Nouvelle-Zélande. Par contre, une fois arrivé dans la péninsule via la ville de Thames (la plus peuplée de la zone), la route est beaucoup plus étroite et tortueuse.


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Entre Thames et Whitianga

La route de la Péninsule offre de beaux points de vue

Après un arrêt à Coromandel Town pour déjeuner (et où il n’y a franchement pas grand chose à voir), j’arrive à Whitianga en fin d’après-midi. Cette petite ville de moins de 3 000 habitants attire de nombreux voyageurs par sa proximité avec Cathedral Cove et Hot Water Beach, mes deux objectifs. Le On The Beach Backpacker Lodge me servira d’abri pour deux nuits. Cette auberge de jeunesse est à l’écart du centre-ville mais à l’avantage d’être face à la plage de Whitianga, ce qui offre un cadre très agréable aux voyageurs qui séjournent ici. D’autant plus qu’il était très peu peuplé lors de ma venue (mi-mai 2014) : une atmosphère très sereine s’en dégageait. Autre point très appréciable : la possibilité d’emprunter gratuitement des kayaks afin de pagayer sur la mer en face. Une belle façon de commencer la journée avant de s’attaquer aux choses plus sérieuses.

Cathedral Cove : le monde de Narnia s’ouvre aussi à vous

C’est un des endroits les plus célèbre de Nouvelle-Zélande. Un incontournable dont probablement la majorité d’entre-vous ont déjà vu au cinéma, si peu que vous aimiez les films fantastiques. Cathedral Cove a été un des lieux choisis pour le tournage du deuxième volet du Monde de Narnia : le prince Caspian. Il y fait office d’entrée dans ce monde imaginaire, au début du film. Quand on voit l’endroit, on comprend pourquoi ce choix.

Cathedral Cove (Te Whanganui-A-Hei en maori) est une réserve marine établie en 1992. C’est la première à avoir été créée dans la Péninsule du Coromandel. Sa particularité est son arche naturelle creusée et façonnée par l’érosion naturelle. Elle fait plusieurs mètres de long et relie les deux plages que sont Mare’s Leg Cove et Cathedral Cove, ce qui lui confère une ambiance très particulière. Le lieu est vraiment paradisiaque, à la hauteur de la séquence  du Monde de Narnia.

Le coeur de Cathedral Cove

L’intérieur de la grotte : un léger écho se fait entendre quand on parle. On pourrait presque prier.

Le site de Cathedral Cove n’est pas accessible directement via la route : il est nécessaire d’y aller à pied. Quarante minutes de marche sont indiquées comme nécessaires afin d’atteindre la plage, mais dans les faits il faut compter environ 25 minutes.

Avant d'aller vers Cathedral Cove

Avant de commencer la marche, un bel aperçu du lieu

Hot Water Beach : créons notre SPA au beau milieu de la plage

Pas très éloigné de Cathedral Cove, Hot Water Beach est une autre des activités célèbre de la région, et témoigne de la forte activité géothermique du pays. Car la particularité de Hot Water Beach, c’est d’avoir une source d’eau chaude juste en dessous de la plage, pouvant monter jusqu’à 64° ! Par conséquent, été comme hiver, les touristes affluent pour se baigner dans cette eau brûlante par certains endroits.

Hot Water Beach

La plage en elle-même n’a rien d’exceptionnel

Cependant, cette eau chaude ne se trouve pas n’importe où sur la grande plage qu’est Hot Water Beach : il faut se rendre près des roches de la plage pour en profiter… et apporter sa pelle. Pour profiter des vertus de Hot Water Beach, il faudra donner de soi, et creuser dans le sable pour se faire son propre petit SPA. C’est un rapide retour en enfance pour tous les voyageurs qui veulent se réchauffer un peu dans le crépuscule Néo-Zélandais.

On ne peut pas venir n’importe quand à Hot Water Beach, car la zone où se trouve l’eau qui remonte des sources chaudes n’est libre que lorsque la marée est basse. Ainsi, il n’est possible d’en profiter que deux heures par jour, et bien entendu, les horaires changent d’une journée à l’autre. Il faut donc bien se renseigner sur les horaires des marées avant de venir.

Hot Water Beach

On est quand même bien installé, juste en face de la mer

Dans mon cas, la marée basse n’était qu’en fin de journée, à 17 heures. A cette période de l’année, le soleil se couche tôt. Si ce n’est pas génial pour les photos, l’expérience se révélera inoubliable pour moi lorsque, une fois la nuit tombée, on s’est retrouvé pratiquement seuls avec mon groupe sous un ciel complètement dégagé qui laissait apparaître les étoiles et une voie lactée splendide. Le Coromandel n’est pas une zone densément urbaine, et à Hot Water Beach, il n’y avait pas de pollution lumineuse pour cacher le spectacle qui s’est offert à nous, bien au chaud dans le sable et notre eau chaude, à seulement quelques mètres des vagues de l’Océan Pacifique. On s’est même permis une petite baignade nocturne dans la mer, beaucoup plus froide, pour revenir très rapidement dans notre petit SPA artisanal.

Traverser la plage et revenir aux voitures s’avérera plus compliqué que prévu tant l’obscurité est totale et le sable froid une fois sorti de la zone des SPA, mais ce n’est rien comparé à l’expérience que ma procuré Hot Water Beach sous les étoiles.

Une trentaine de minute de route sera nécessaire pour retourner à l’auberge de jeunesse et enfin se doucher. Le lendemain, je quitterai le Coromandel et mes compagnons de la journée pour me rendre plus au sud dans le Waikato.

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