Le voyage continue dans le nord de la Nouvelle-Zélande. Après les belles côtes de Tutukaka et un passage rapide vers Bay of Islands qui s’explique par un temps par vraiment chaleureux, l’objectif est Cap Reinga : la pointe nord du pays.

Cap Reinga se situe à l’extrémité de la péninsule d’Aupouri, longue de plus de 100km. Kaitaia est le passage presque obligé avant de partir à l’aventure du far north : c’est pratiquement le dernier point de civilisation où il est possible de trouver essence et denrées avant de prendre la route sur la péninsule. Il n’y a pas beaucoup d’autres choses à faire à Kataia, la ville est petite. Seulement, dû fait de sa position géographique, son climat reste très doux toute l’année, y compris en hiver (entre 10° et 15°, parfois plus).

Statue du Rugbyman à Kaitaia

Une fois le réservoir d’essence et la glacière remplie, c’est l’heure de s’aventurer sur ce bout de terre étroit de Nouvelle-Zélande. Il n’existe qu’une route principale allant de l’extrémité sud de la péninsule jusqu’au nord, et pour cause : peu après Kaitaia, la largeur des terres est réduite géographiquement de 60 à 10 kilomètres, et ce pendant toute la durée du voyage. Il n’y a qu’au nord que les terres s’élargissent d’une trentaine de kilomètres.

Arrivée à Cap reinga

Avant d’arriver au Cap Reinga, on aperçoit de grandes dunes de sable

Route vers Cap Reinga

Ça roule bien et c’est joli

Le phare de Cap Reinga : l’entrée du bout du monde

La Nouvelle-Zélande est un des derniers pays du monde à avoir été découvert par l’homme (Maoris et Européens). C’est un peu le bout du monde d’un point de vue européen : complètement aux antipodes et un des pays les plus proche de la glaciale et inconnue Antarctique (après le Chili). En ce sens, le phare de Cap Reinga fait figure très symbolique de porte d’entrée dans le dernier bastion de la civilisation.

Le phare a été construit en 1941 pour remplacer celui de Motuopao Island en raison d’un emplacement considéré comme meilleur. Il est aujourd’hui entièrement électrique et automatique, piloté par un ordinateur situé à 1055 kilomètres plus au sud, à Wellington.
Devant le phare s’élève quelques panneaux indiquant la distance entre Cap Reinga et plusieurs grandes villes du monde. Londres, la plus proche de la métropole française se situe à plus de 18 000 kilomètres !

Si le phare et ses panneaux restent intéressants à regarder, c’est peu de chose par rapport au paysage que Cap Reinga offre aux visiteurs.
La vue simultanée sur une mer et un océan tout d’abord : Cap Reinga est le point de rencontre entre la Mer de Tasman et l’Océan Pacifique. Les vagues au beau milieu du bleu océanique témoignent de cette rencontre hors du commun.

Par ailleurs, on aperçoit également au loin les Three Kings Islands. Ces îles ont une signification importante dans la culture Maori, de même que Cap Reinga : c’est ici que les âmes défuntes des Maoris partent pour rejoindre la terre de leurs ancêtres : Hawaiki. A mi-chemin, elles s’arrêtent aux Three Kings Islands pour regarder une dernière fois la Nouvelle-Zélande, puis continuent leur chemin. A ce propos, Cap Reinga s’appelle en langue Maori Te Rerenga Wairua.

De l’autre côté, en direction des terres, de grandes étendues de plages donnent un aperçu de la célèbre 90 mile beach (Te Oneroa-a-Tōhē), qui se trouve derrière les dunes. Cette plage, longue de 88 kilomètres, s’étend sur toute la côte ouest de la péninsule d’Aupouri et est une de ses attractions majeure. Beaucoup de touristes parcourent la plage en voiture, parfois à leurs risques et périls : il n’est pas rare de voir des véhicules enlisés dans le sable, et il est préférable d’utiliser un 4×4. C’est pourquoi des agences proposent un tour en bus d’une journée au Cap Reinga avec le voyage retour via 90 mile beach.
Pour l’anecdote, l’appellation de 90 miles beach est une erreur : si la page fait 88 kilomètres, cela correspondant en fait qu’à 55 miles.

En ce qui nous concerne, nous sommes revenus sur nos pas pour manger à quelques kilomètres de Cap Reinga sur une plage un peu plus à l’est : Tapotupotu Bay. C’est également ici que les tours opérateurs s’arrête pour déjeuner.

Pique-nique à Tapotupotu Bay

Tapotupotu Bay est un beau cadre pour se restaurer

Un désert dans une péninsule : les Te Paki Sand Dunes

L’autre endroit à voir absolument quand on se rend au Cap Reinga, c’est les grandes dunes de sable de Te Paki. Elles s’étendent sur plusieurs kilomètres du nord au sud et d’est en ouest, jusqu’à 140m de hauteur par rapport au niveau de la mer. Par comparaison, c’est un peu plus haut et beaucoup plus étendu que la Dune du Pilat, ce qui donne l’impression de se trouver dans un désert. Cela contraste beaucoup avec le paysage environnant, et l’effet est saisissant.

Le petit plus ici : le sandboarding (surf de sable). Certaines parcelles des dunes sont très pentues, ce qui favorise la glisse et la forte adrénaline qui va avec. Il est possible de louer au pied des dunes des bodyboards (petites planches de surf) pour découvrir ces glisses d’un autre genre. Pour les plus chanceux comme nous, certaines auberges de jeunesse à Kaitaia prêtent des planches à leur clients. Il est fortement conseillé de fermer la bouche lors de la glissade, sous peine de manger du sable.

Te_Paki_Sand_Dunes_Sandboarding

Ça glisse bien, mine de rien

Les Te Paki Sand Dunes sont généralement le point de départ des voyageurs qui s’aventurent sur la 90 mile beach pour le chemin du retour. Dans notre cas, n’ayant pas un véhicule adapté, ça sera le chemin inverse sur la route principale, toujours aussi agréable à parcourir.

 

Un partage sauve un mouton :