L’arrivée en Nouvelle-Zélande

Après un long voyage et une escale à Séoul (Corée du Sud), j’arrive à Auckland. Les premières images de la Nouvelle-Zélande vues du hublot de l’avion donne un aperçu de ce que je verrai les mois qui suivront. L’indien à côté de moi aussi : il est la première des nombreuses rencontres que je ferai ici. On discute un peu et il me donne son numéro pour qu’on se revoit plus tard dans la soirée. Je ne l’ai toujours  pas revu après trois mois ici, mais on continue à prendre des nouvelles l’un et l’autre.

Il est à peu près 7h30 et le pays se lève. Ma sortie de l’aéroport ne me fait pas le même effet que lors de mon arrivée au Japon, je ne me sens pas vraiment dépaysé, mais je suis content de voir qu’il fait assez doux : c’est février ici et on est en pleine période estivale. La fatigue ne se ressent pas trop, je suis davantage occupé à chercher le bus qui m’emmènera dans le centre d’Auckland et dans mon premier backpacker (auberge de jeunesse). Après un tour dans l’Airbus Express, plus occupé à chercher mon arrêt qu’à regarder le paysage et la route, je trouve assez facilement mon auberge : le Newton Lodge sera mon premier pied à terre.

En attendant que ma chambre soit disponible, je m’en vais découvrir un peu le cente d’Auckland, et son avenue principale : Queen Street.

L’impression est très étrange. D’un point de vu météorologique tout d’abord : il fait chaud et humide, ce qui n’est pas exceptionnel pour une ville dont le climat est subtropical humide. De la pluie très fine tombe. Elle l’est tellement  qu’il ne semble pas pleuvoir, mais elle est bien présente et cela ne semble gêner personne ici (du moins, ceux qui n’ont pas de lunettes).

L’autre surprise vient de la taille d’Auckland. Le centre (que l’on nomme CBD pour Central Business District) est vraiment petit, et le tour se fait en 2 ou 3 heures, un peu plus peut-être si l’on se rend dans les quartiers un peu plus excentrés comme Ponsonby ou NewMarket. Queen Street, l’artère principale de la ville se descend en 20 minutes.
Auckland est en fait une ville très étendue de part ses banlieues, surtout depuis qu’elle incorpore depuis 2010 les anciennes villes dont elle était voisine, au sein de sa municipalité. C’est un peu comme si les banlieues proches de Paris comme Aubervilliers, Nanterre, ou Ivry-Sur-Seine devenaient des quartiers de la capitale. De ce fait, la superficie de la ville est très grande mais la densité de population faible : les quartiers résidentiels sont très nombreux et le cœur de la ville et son dynamisme se trouvent au CBD, ce qui donne une impression de ville pas vraiment grande.

Bamber House

Après ma première nuit en Nouvelle-Zélande, je dois quitter mon auberge pour une autre : celle-ci n’avait plus de place dans les dortoirs (les moins chers) pour les jours suivants, j’ai donc réservé ailleurs. Bamber House est un peu plus excentré du CBD d’Auckland, mais il est possible de s’y rendre à pied en 30/40 minutes. Situé à côté du Mont Eden (haut lieu touristique de la ville) dans un quartier résidentiel très calme, Bamber House est sans doute la meilleure chose qui aurait pu m’arriver pour prendre mes marques. J’y suis resté une dizaine de jours et j’ai eu le temps de tisser quelques liens, faire mes premières sorties (un grand merci à Mélissa pour m’avoir fait découvrir les lieux et la vie nocturne d’Auckland) ainsi que boucler mes démarches administratives (qui s’avèrent infiniment plus simple ici par rapport à la France).

On s’y sent bien à Bamber House, il y a de la place pour les voyageurs, les salles sont cosy et, le meilleur pour la fin, il y a un trampoline dans le grand jardin. L’atmosphère qui y règne est très plaisante. Bamber House, c’est un peu comme un phare pour les gens qui y sont passés : on y revient avec plaisir quand on est de passage sur Auckland, soit pour y retrouver les habitués qui y vivent depuis plusieurs semaines voire des mois, ou tout simplement pour y retrouver cette atmosphère chaleureuse propice aux discussions et à la découverte des autres. Des animations sont organisées chaque soir afin de favoriser ces échanges, et de se sentir moins seul pour ceux qui viennent d’arriver.

Bamber House

J’ai triché, cette photo n’est pas de moi

Bamber House, la première étape de mon voyage, sera sûrement la dernière lorsque je devrais partir de Nouvelle-Zélande.

Un partage sauve un mouton :