Queenstown, capitale de l’aventure

Queenstown, capitale de l’aventure

C’est après un passage de quelques jours à Wanaka (où le temps n’a pas été très coopératif), que je me rends à Queenstown. Bien qu’elle soit loin d’être une des plus grandes villes de Nouvelle-Zélande, c’est une des plus connues, notamment en raison de son caractère sportif et de l’environnement qui l’entoure, ce qui en fait une véritable ville touristique.   Queenstown, une ville sans grande attractivité… jusqu’à il y a peu. Située dans la région de l’Otago, l’histoire moderne de Queenstown commence à peu près en 1860. S’il y a des traces du passage et de l’installation des maoris dans l’actuelle zone urbaine de la ville, ils n’étaient plus présent lors de l’arrivée des européens. William Rees était un éleveur de mouton qui s’était installé à l’emplacement actuel de la ville afin de profiter des grands espaces de la région pour y développer sa ferme. Encore une fois, c’est la découverte d’or dans la Shotover River, plus au nord, qui va attirer des chercheurs d’or et des prospecteurs, à l’instar de Hokitika dans la West Coast. William Rees en profite donc pour transformer sa ferme en hôtel, nommé le Queen’s Arm, et plus tard le Eichardt’s Hotel. La ville se développe donc à l’époque autour de cet édifice qui deviendra emblématique de l’histoire de Queenstown.     Après la fin de la ruée vers l’or, la ville perd beaucoup en attractivité, et durant la première moitié du 20ème siècle, elle compte environ 1 000 habitants. C’est dans la seconde moitié du 20ème siècle que Queenstown connaît un regain d’attractivité, en se transformant notamment ville touristique. En profitant de l’environnement qui l’entoure, la ville est devenue un...
La West Coast – Hokitika, Franz Josef Glacier et Fox Glacier (Partie 2)

La West Coast – Hokitika, Franz Josef Glacier et Fox Glacier (Partie 2)

Après Punkaiki et Greymouth, l’avancée vers le sud de la West Coast continue vers Hokitika, une petite ville qui se veut être le pôle touristique majeur de la West Coast, et les deux glaciers célèbres de la région : Franz Joseph Glacier et Fox Glacier. Hokitika, « the cool little town » Située à peu près au centre de la route qui traverse la West Coast, Hokitika est une petite ville d’environ 3 500 habitants. C’est la seule ville de la West Coast qui est desservie par les lignes aériennes internes qui la relie aux autres villes de Nouvelle-Zélande. Entre Hokitika et Greymouth, la State Highway 6, qui parcourt la West Coast du nord au sud, croise la State Highway 73, qui traverse l’île du sud d’est en ouest, jusqu’à Christchurch, la plus grande ville de l’île du sud. Fondée en 1864, Hokitika doit sa construction à la ruée vers l’or néo-zélandaise. Si d’autres villes aux alentours, comme Greymouth, ont également profité de cet engouement, c’est bien à Hokitika qu’était le centre névralgique de la recherche d’or : la majorité des prospecteurs et des commerçants s’installaient là-bas. En moins d’un an,  la ville devient une des localités les plus peuplées de Nouvelle-Zélande, et connait un afflux de nombreux bateaux (australiens notamment) qui exportent l’or trouvé dans la région. Le port de Hokitika était, en 1867, le premier port de la Nouvelle-Zélande en terme de trafic et de valeur marchande en exportation. Avec le déclin de la ruée vers l’or à la fin du 19ème siècle, Hokitika devient moins attractive, et sa population baisse de moitié. L’activité de la ville change progressivement, et est, jusque dans la moitié du...
La West Coast – Nelson Lakes, Punakaiki, Greymouth (Partie 1)

La West Coast – Nelson Lakes, Punakaiki, Greymouth (Partie 1)

Longtemps inhospitalière, la West Coast est aujourd’hui connue pour son caractère sauvage et authentique. Coincée entre la mer de Tasman sur la façade ouest de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande et les Alpes du Sud, elle est restée longtemps un endroit difficilement accessible, ce qui explique en partie sa faible démographie. Il n’existe qu’une seule route principale qui traverse la West Coast, du nord au sud : la State Highway 6. Par ailleurs, il est fortement conseillé de faire le plein d’essence avant de s’y rendre, car son prix monte en flèche une fois dans la région, ce qui est une nouvelle fois expliqué par son enclavement qui limite les approvisionnements. Avant la West Coast, les Nelson Lakes Mais avant de s’y rendre, un petit passage du côté des Nelson Lakes s’impose. Sur la route entre la ville de Nelson et la West Coast, le Nelson Lakes National Park s’étend sur plus de 1000 km². Les randonnées débutent sur deux grands lacs  : le lac Roitoti et le lac Rotoroa (à ne pas confondre avec la ville de Rotorua). Comme dans la majorité des parcs nationaux de Nouvelle-Zélande, il existe des randonnées dont la durée du parcours varie entre quelques heures à quelques jours. Il est possible de camper aux abords des lacs, mais attention aux terribles sandflies qui n’ont aucune pitié pour la peau des visiteurs : à peine quelques secondes sur le bord de l’eau, et j’étais déjà piqué plusieurs fois. Mais pas le temps de s’attarder, il s’agit juste d’un détour, et la West Coast nous attend toujours. La route pour y accéder se faufile entre les montagnes, et on tombe parfois sur des...
La Nouvelle-Zélande en quête d’un nouveau drapeau

La Nouvelle-Zélande en quête d’un nouveau drapeau

Mise à jour du 25/03/2016 : Après avoir choisi le drapeau de la Silver Fern noir et bleu comme drapeau alternatif, lors du premier référendum, les néo-zélandais ont finalement préférés garder leur drapeau actuel. Avec un taux de participation de 67,26%, le vote final s’est prononcé en faveur du drapeau actuel à 56,6%, le drapeau alternatif ne recevant que 43,2% des suffrages. Afin d’en savoir plus sur le processus du changement du drapeau, voir ci-dessous. En 2015 et 2016, pour la première fois de leur histoire, les Néo-Zélandais vont se prononcer en faveur ou non pour un nouveau drapeau. Après l’article sur l’histoire du drapeau de la Nouvelle-Zélande, il sera question ici du processus qu’a adopté le gouvernement néo-zélandais pour choisir un nouveau drapeau, et des questions que ce changement soulève. Comme l’article est un peu long, j’ai décidé de le découper en quatre parties, dont voici le sommaire (cliquable) : I. Un nouveau drapeau : pourquoi ? II. Un processus démocratique pour un nouveau drapeau III. La « short list » : les drapeaux sélectionnés IV. Un processus critiqué Un nouveau drapeau : pourquoi ? La question d’un nouveau drapeau en Nouvelle-Zélande n’est pas nouvelle. Dès 1999, des propositions sont faites afin de changer de drapeau. Le drapeau de la Silver Fern, par exemple, est très populaire au sein de la population néo-zélandaise. Par de nombreux aspects, la fougère argentée est devenu l’icône le plus emblématique du pays, et ce depuis plus de 100 ans. Beaucoup aimeraient ainsi l’avoir enfin comme symbole officiel. Si la question est régulièrement abordée depuis plus d’une décennie, ce n’est pas sans raison. Plusieurs arguments clés plaident en faveur d’un...
L’histoire du drapeau de la Nouvelle-Zélande

L’histoire du drapeau de la Nouvelle-Zélande

En 2015 et 2016, les Néo-Zélandais vont être appelés à se prononcer pour changer leur drapeau. Loin d’être une question récente et un processus simple, c’est toute la problématique de l’identité Néo-Zélandaise qui se pose dans le débat public. J’ai donc décidé d’y consacrer un petit dossier, découpé en deux parties. La première (cet article) s’intéresse plus particulièrement à l’histoire du drapeau actuel, et la deuxième sur le processus mis en place pour le changement du drapeau, et des questions que ce changement amène. >> Accéder à la deuxième partie : La Nouvelle-Zélande en quête d’un nouveau drapeau   L’origine du drapeau de la Nouvelle-Zélande Flag of the United Tribes | 1834 – 1840 Le drapeau Néo-Zélandais n’a pas toujours été celui que nous connaissons. Même si le pays n’en a pas eu beaucoup dans son histoire au vu de son jeune âge, le processus qui a aboutit à l’actuel drapeau est intéressant car il a toujours été tourné davantage vers des nécessités administratives plutôt qu’idéologiques. La première fois que la Nouvelle-Zélande s’est retrouvée face à la nécessité d’avoir un drapeau, elle n’était pas encore indépendante, ni même officiellement colonie britannique. Elle faisait encore partie d’un territoire australien : la Nouvelle-Galles du Sud. Alors qu’un bateau commercial venant de Nouvelle-Zélande, le Sir George Murray, se dirigeait vers l’Australie, celui-ci a été saisi par les autorités car il ne pouvait être identifié. Le bateau transportait également des chefs de tribus maories. Le besoin devenait urgent, et après quelques propositions rejetées, un drapeau sera sélectionné en 1834 par les chefs des tribus maories du nord de la Nouvelle-Zélande : le Flag of the United...
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