Deux jours au Coromandel

Deux jours au Coromandel

Le Coromandel est une péninsule située à l’est d’Auckland, dans la région du Waikato. Elle est très prisée par les touristes Néo-Zélandais dû fait de sa proximité avec la plus grande ville du pays. Elle est également connue par la possibilité d’y faire de l’écotourisme : un grand parc forestier se situe dans le centre de la péninsule. Par conséquent, la majeure partie des habitants vit près des côtes. Seules quatre villes possèdent une population dépassant les 1 000 personnes. Cette faiblesse démographique est toutefois compensée par l’afflux de touristes durant la haute saison (de novembre à mars). Pour ma part, j’ai décidé d’y passer deux jours avant de commencer un nouveau HelpX plus au sud, à côté de la ville d’Hamilton. En partant d’Auckland, il ne faut pas beaucoup de temps pour arriver dans la péninsule, directement raccordée par la State Highway 2, la seconde plus grande autoroute de Nouvelle-Zélande. Par contre, une fois arrivé dans la péninsule via la ville de Thames (la plus peuplée de la zone), la route est beaucoup plus étroite et tortueuse. Agrandir le plan Après un arrêt à Coromandel Town pour déjeuner (et où il n’y a franchement pas grand chose à voir), j’arrive à Whitianga en fin d’après-midi. Cette petite ville de moins de 3 000 habitants attire de nombreux voyageurs par sa proximité avec Cathedral Cove et Hot Water Beach, mes deux objectifs. Le On The Beach Backpacker Lodge me servira d’abri pour deux nuits. Cette auberge de jeunesse est à l’écart du centre-ville mais à l’avantage d’être face à la plage de Whitianga, ce qui offre un cadre très agréable aux voyageurs qui séjournent...
Cap Reinga : direction l’extrême nord

Cap Reinga : direction l’extrême nord

Le voyage continue dans le nord de la Nouvelle-Zélande. Après les belles côtes de Tutukaka et un passage rapide vers Bay of Islands qui s’explique par un temps par vraiment chaleureux, l’objectif est Cap Reinga : la pointe nord du pays. Cap Reinga se situe à l’extrémité de la péninsule d’Aupouri, longue de plus de 100km. Kaitaia est le passage presque obligé avant de partir à l’aventure du far north : c’est pratiquement le dernier point de civilisation où il est possible de trouver essence et denrées avant de prendre la route sur la péninsule. Il n’y a pas beaucoup d’autres choses à faire à Kataia, la ville est petite. Seulement, dû fait de sa position géographique, son climat reste très doux toute l’année, y compris en hiver (entre 10° et 15°, parfois plus). Une fois le réservoir d’essence et la glacière remplie, c’est l’heure de s’aventurer sur ce bout de terre étroit de Nouvelle-Zélande. Il n’existe qu’une route principale allant de l’extrémité sud de la péninsule jusqu’au nord, et pour cause : peu après Kaitaia, la largeur des terres est réduite géographiquement de 60 à 10 kilomètres, et ce pendant toute la durée du voyage. Il n’y a qu’au nord que les terres s’élargissent d’une trentaine de kilomètres. Le phare de Cap Reinga : l’entrée du bout du monde La Nouvelle-Zélande est un des derniers pays du monde à avoir été découvert par l’homme (Maoris et Européens). C’est un peu le bout du monde d’un point de vue européen : complètement aux antipodes et un des pays les plus proche de la glaciale et inconnue Antarctique (après le Chili). En ce sens, le...
HelpX : Harold et Ashley

HelpX : Harold et Ashley

Pour ce nouveau HelpX dans le Northland, et plus précisément sur la côte de Tutukaka, je suis accompagné d’un ami d’enfance qui est en Nouvelle-Zélande depuis 5 mois. Le Northland est pour Sullivan la dernière région qu’il visite dans le pays, et pour moi la première (après ma longue arrivée à Auckland). C’est dans un coin perdu au bord d’une route étroite, Matapouri Road, que nous arrivons. Une grande maison à deux étages nous attend, avec une vue sur l’océan au loin. C’est vraiment un bel endroit pour les deux retraités que sont Harold et Ashley, malgré l’isolement de leur environnement (Il faut 30 minutes pour aller jusqu’à Whangarei, la principale ville de la région). Harold est fier de son pays et de ses origines kiwis qui remontent à plusieurs générations. Il possède d’ailleurs beaucoup d’objets en rapport avec le pays : pierres de jade, statuettes maori, mais aussi plein de vieux bibelots qu’il garde au fil des ans et qui ont TOUS une histoire particulière. J’insiste. De vieilles assiettes ayant appartenu à sa grand mère aux vieux outils en tout genre, il tient à montrer tout ça aux voyageurs de passage chez lui. Alors on l’écoute Harold, et avec attention, car on voit bien que cela lui fait plaisir de raconter toutes ces histoires. Harold adore construire des choses : c’est un travailleur dans l’âme. Les alentours de sa maison sont un éternel chantier : tuyaux, tranchées, et autres projets en cours côtoient les beaux parterres et les murets construits précédemment. Et c’est précisément de muret qu’il va être question, car pendant les 15 jours qui vont suivre, on va en manger pas mal. Le...
La côte de Tutukaka

La côte de Tutukaka

Ca y’est, après un rapide passage chez un nouvel hôte et des retrouvailles avec un vieil ami, il est temps de plier bagage et de quitter Auckland où j’ai tout de même passé plus d’un mois. Direction la partie nord du pays : le Northland. C’est ici que les températures sont les plus chaudes dans le pays, notamment grâce à son climat subtropical. Par conséquent, il fait encore très bon pendant l’automne. Pour cette première partie du voyage, un HelpX nous attend du côté de Whangarei, et plus précisément dans une petite ville appelée Tutukaka.     Complètement isolées, Tutukaka et les villes aux alentours (Ngururu, Matapouri) sont à 30 minutes de Whangarei, la principale ville de la région. Des routes étroites et des virages par centaines se dresseront contre les voyageurs avant qu’ils puissent accéder à ce coin qui semble loin de tout. Il faut dire que beaucoup de touristes étrangers font l’impasse sur cette zone, en allant directement vers Bay of Islands, plus célèbre et un incontournable de l’île du nord. Malgré cela, la principale activité de la zone réside dans le tourisme local, via ses nombreuses plages et baies, mais surtout par sa proximité avec un excellent spot de plongée : Poor Knights Islands. Ce groupe d’îles au large de 23km est protégé en étant classé comme réserve naturelle : il est nécessaire d’avoir un permis pour s’y rendre, généralement réservé aux recherches scientifiques. Certaines agences de plongée sont également autorisées à naviguer autour des îles afin de faire découvrir aux touristes la richesse sous-marine des lieux. Pour l’anecdote, Poor Knights Islands est régulièrement nommé parmi les meilleurs spots de plongée au monde, y compris par notre  feu Commandant...
Premier HelpX : Robin

Premier HelpX : Robin

La vie à Bamber House c’est bien, c’est même très bien car je m’attache rapidement à l’ambiance qui règne ici, ainsi qu’à ceux qui fréquentent l’auberge. Le temps passe très vite et je ne sens pas le besoin de partir. Je ne pense même pas à l’après : je visite et je découvre les environs d’Auckland, je sors, je rencontre des gens tous les jours. Bref, c’est un enrichissement de tous les instants auquel je commence à être drogué. Les départs de certains sont les seuls moments qui me font un peu revenir à la réalité. Celui d’un ami chinois en particulier me décidera à bouger. Ian doit trouver un endroit jusqu’à la veille de son départ de Nouvelle-Zélande et il ne peut pas rester à Bamber House. Il nous quitte et s’en va chez un kiwi faire du HelpX. Il me signale quelques jours plus tard que l’hôte cherche une deuxième personne. Ne sachant toujours pas quoi faire après Bamber House, et l’argent s’en allant assez rapidement quand on vit en auberge, je décide de le rejoindre pour y faire mon premier HelpX. Cela me laissera du temps pour me décider où aller par la suite. Je vais donc faire la connaissance de Robin, mon premier hôte. Robin Âgé d’une soixantaine d’années, Robin est d’origine anglaise : ce n’est pas un kiwi de longue date. Il vit avec sa fille et son petit-fils dans l’ancienne ville de Manukau, qui est à présent un quartier du sud d’Auckland. Il loue également deux chambres dans sa maison à des étudiants ou à des jeunes travailleurs. L’histoire de Robin n’est pas...
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